4ème Colloque de la Commission Nationale de Réflexion sur le Développement Durable organisé par la Loge La Modeste à Roubaix, avec la participation de la Grande Loge Féminine de France, la Grande Loge Mixte Universelle, la Grande Loge Féminine Memphis Misraïm et la Grande Loge Mixte de France
>THEMES :
Une expérience locale : la Ville de Roubaix
Les Villes repensées : vision prospective pour des villes durables
L’Homme au cœur de la Cité : une nécessité pour la dignité humaine
> INTERVENANTS :
Guy ARCIZET – Grand Maître du Grand Orient de France, Président du Conseil de l’Ordre
Luc GUILBERT – Grand Secrétaire aux Affaires Intérieures, Délégué Régional Nord Pas-de-Calais Picardie et Loges d’Angleterre
José GULINO – Grand Trésorier, Conseiller de l’Ordre
René VANDIERENDONCK – Sénateur maire de Roubaix (sous réserve)
Slimane TIR - Président Syndicat mixte espace naturel Lille métropole
Philippe MADEC – architecte urbaniste
Claude JACQUIER – directeur de recherche au CNRS
> ENPJJ : ENPJJ : 16 rue du Curoir 59100 ROUBAIX – Accès métro ligne 2, direction CH Dron arrêt Roubaix-Grand Place
> Parking conseillé : Parking Grand Place Centre commercial

Le développement durable nous intéresse en tant que francs-maçons en ce qu’il oblige chacun d’entre nous à mener une réflexion à la fois personnelle et collective sur la façon d’améliorer l’homme et la société afin que ce progrès ne se fasse pas au détriment d’autres sociétés et d’autres cultures, ni au détriment de la biosphère et du vivant en général sans la préservation desquels il ne saurait y avoir de vie durable sur la planète.
De ce point de vue, le concept de développement durable est probablement le nouveau paradigme qui peut nous aider, nous francs-maçons, si nous l’enrichissons de nos principes et de nos valeurs maçonniques qui sont à la fois philanthropiques, philosophiques et progressifs, à accélérer par notre réflexion et notre action l’avènement d’un monde plus éclairé, à la fois plus juste et solidaire et plus respectueux des richesses naturelles considérées comme des biens communs à ne pas gaspiller ni endommager.
Nous devons, en conséquence, répandre les vérités que nous avons acquises, en nous saisissant du concept de développement durable pour le vivifier et placer sous son égide la conception et la mise en œuvre d’un nouveau contrat social à finalité universelle et planétaire.
Ce nouveau contrat social à inventer et à promouvoir, tant à l’échelle locale qu’à l’échelle mondiale, doit lier indissolublement, et sous le seul rapport de l’éthique et de la vertu civique, les cinq domaines qui régissent la vie des hommes, à savoir : le politique, le culturel, le social, l’environnemental et l’économique, et sans que l’un prédomine sur l’autre […]
Pour ce faire, il nous faut apprendre à modifier en profondeur notre culture, c’est-à-dire notre façon d’appréhender la vie, les autres, la nature. Le rôle de l’éducation nouvelle à inventer pour les jeunes générations est ici tout à fait fondamental, car il s’agit bien pour l’humanité, à commencer par les mieux pourvus, d’opérer une véritable révolution mentale et comportementale et d’accepter partage rationnel et consommation raisonnable des biens communs que sont les ressources naturelles de la planète […]
Cette révolution mentale accoucheuse d’une nouvelle idéologie, celle de la fraternité, qu’il nous incombe à nous francs-maçons plus particulièrement de faire advenir, ne pourra se produire que si on associe étroitement et dès à présent la morale et les vertus civiques à la politique, à savoir : le respect des autres et de soi même, donc le respect inconditionnel de la dignité humaine qui implique attention, écoute, intérêt pour l’autre, échange, convivialité, partage et solidarité […].
Extrait de l’avant-propos du « manifeste pour un développement durable au service de la dignité humaine», CNRDD 2011.