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Epreuves |
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Quels
sont ces acteurs?
Le Vénérable confie a trois frères,
qui ne se connaissent pas entre eux, le soin de rencontrer
le candidat et de rédiger un rapport, afin de
cerner la personnalité du candidat de points
de vue différents : c'est l'individu en soi,
l'homme moral, l'homme social que l'on va ainsi chercher
à dessiner. Certains enquêteurs travaillent rapidement,
d'autres ont besoin de rencontrer plusieurs fois le
sujet à étudier...
Les rapports seront lus devant l'assemblée des
francs-maçons de l'atelier, avant la comparution
du candidat qui, ayant les yeux bandés, sera
interrogé.
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Le port du bandeau est une tradition en appelant
aux époques et aux pays où la franc-maçonnerie
était persécutée, ou à
tout le moins soulevait la méfiance des
autorités, il importait que le candidat
ne puisse savoir quels étaient les membres
de la loge.
On peut considérer que l'interrogatoire
sous le bandeau est une des épreuves préliminaires
de l'initiation, le candidat se trouvant alors
dans une position d'infériorité.
Qu'on ajoute à cela le jeu des questions
qui vont être posées, questions que
les amateurs d'à peu près (ou d'à
peu loin...) disent être aussi sottes que
grenues !
Il convient de reconnaître que certains
interrogateurs exigent qu'en quelques phrases
il soit donné une solution au problème
de l'emploi ou que le candidat fournisse une recette
pour la reprise du processus de paix au Proche-Orient...
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L'interrogé étant reconduit hors du temple,
un débat peut s'engager, puis a lieu le vote
sur l'admission aux épreuves, qui s'opère
par boules noires et blanches : pour être favorable,
le vote doit recueillir moins du quart de boules noires.
Prenons un exemple chiffré :
trente votants comptent pour le multiple de quatre supérieur,
soit trente-deux; avec sept boules noires, le candidat
est admis, à huit il est ajourné.
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