Les tabliers de Maître « aux trois rosettes »
Dans le domaine des décors aussi le Régime Écossais Rectifié apparaît comme un conservatoire des us et coutumes de la Maçonnerie française du XVIIIe siècle. On sait qu’en dépit de son nom, pour les grades symboliques, il emprunte pour l’essentiel au Rite Français (adoptant seulement la disposition « écossaise », c’est-à-dire celle de la Mère Loge Écossaise de Marseille, pour les trois grands chandeliers – ou colonnes – autour du tableau). De même la Maçonnerie allemande est restée assez fidèle aux usages anciens. Ainsi, il est très probable que le tablier de Maître avec trois rosettes qui semble aujourd’hui caractéristique du « Rectifié » ou des Maçonneries allemande ou nordique ait été à l’origine le tablier « classique » – ou un des modèles classiques – de Maître « sur le continent », y compris en France. Puis, à partir des années 1780, subissant l’influence de la riche iconographie des décors des hauts grades, le tablier de Maître français se serait peu à peu revêtu d’une décoration plus complexe. Le mouvement s’amplifiant au début du XIXe siècle pour finalement laisser la place aux différents modèles que nous connaissons maintenant.
Ceci n’est qu’une hypothèse… mais qui permet d’expliquer et d’éclairer la nature d’un certain nombre de tabliers anciens qui rentrent mal dans les catégories que nous utilisons d’habitude.



mon grand et vénérable Ami Lucien dit André Kinet était de ce rite.
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