Muséographier la Franc-maçonnerie
A la veille de la Nuit des Musées, il est intéressant de rappeler les concepts qui ont été mis en œuvre dans la scénographie du musée. Le parcours proposé au visiteur est structuré sur deux niveaux. Le « fil du temps » présente chronologiquement la « grande histoire » dela franc-maçonnerie. Sur un mode plus intimiste, le « fil du maçon » essaye d’expliquer ce que peut être l’engagement maçonnique. La muséographie a donc mis en place un dispositif jouant sur ce double fil de lecture mis en relation avec le double volume de la salle d’exposition. Le parcours est « en boucle », dextrogyre. La zone centrale, ouverte, à la hauteur accrue, accueille le « fil du temps », dans un dispositif de mobilier fluide, transparent, laissant percevoir le musée dans sa globalité tout en « conduisant » le visiteur d’une étape à l’autre. La zone périphérique, surbaissée, accueille les « clés de lecture » qui sont traitées en cabinets successifs, clairement identifiables et plus ou moins ouverts sur le centre. Le parcours du visiteur alterne de l’un à l’autre, assez librement pour que chacun puisse trouver sa propre temporalité. A la manière des anciennes bibliothèques, une galerie surélevée forme l’encorbellement de la salle d’exposition. Elle abrite une partie des réserves que l’habillage translucide laisse deviner. C’est la « mnénothèque », métaphore de la profondeur et de l’enracinement du « fait maçonnique » dans notre Histoire.


