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L'exposition

 

Le musée de la franc-maçonnerie organise – du 21 mars au 7 novembre 2014 – une exposition temporaire consacrée aux caricatures politiques d’Honoré Daumier. « Avec quelques coups de crayon, Daumier nous fait mieux comprendre que Marx ce qu’est la bourgeoisie montante de la révolution industrielle. Ses chroniques dessinées du Charivari nous en disent autant sur la grandeur et les mésaventures de la IIe République que les Souvenirs de Tocqueville. Se pencher sur son oeuvre – explique Daniel Keller, le président du musée de la franc-maçonnerie – c’est mieux comprendre cet orageux et intense XIXe siècle d’où sont sorties, dans la douleur, nos démocraties modernes. Se tourner vers Daumier c’est regarder d’où nous venons… et donc – espérons-le tout du moins ! – essayer de mieux se connaître ».


Daumier s’impose comme l’un des grands mémorialistes du XIXe siècle, ce « siècle des révolutions » avec les « Trois Glorieuses » en 1830, la révolution de 1848 et la Commune en 1870. Les caricatures politiques de Daumier permettent de revisiter près de cinquante ans de vie politique française. C’est un cours d’histoire illustré sous les auspices du rire.
Mais Daumier n’est pas qu’un observateur au regard acéré, son dessin défend ses idées et il se veut acteur du grand chantier du progrès. Le célèbre « Roi-poire » a ébranlé plus sûrement le règne Louis-Philippe Ier que les plus nobles professions de foi démocratiques. Michelet lui écrit : « Votre esquisse admirable, étalée partout dans Paris, a éclairé la question mieux que dix mille articles » ! Républicain dès son plus jeune âge, il restera farouchement attaché toute sa vie à ses idéaux de démocratie, d’émancipation et de liberté. Avec Daumier, la République est belle, jeune, pleine de vie. Face à elle, le réactionnaire affiche sur son visage grimaçant l’aigreur de ses rancunes, le conservateur, l’égoïsme de ses intérêts… des profils psychologiques qui n’ont peutêtre pas tout à fait disparu aujourd’hui !


L’oeuvre de Daumier ne se réduit certes pas, et de loin, à une sphère particulière mais le parti a été pris de consacrer cette exposition à l’oeuvre lithographique et exclusivement politique de Daumier avec l’intention de couvrir toute la période d’activité de l’artiste (de 1830 à 1872). Il s’agit d’en restituer la richesse, la dimension spécifique et ce, contrairement aux présentations plus traditionnelles de l’oeuvre du maître où généralement tous les genres sont abordés. Cette exposition est complétée des productions lithographiques d’autres artistes contemporains de Daumier tels que Traviès, Grandville, Forest, Monnier. En tout, c’est plus de 100 oeuvres qui sont exposées.


Il a été choisi de mettre en valeur les moyens employés par Daumier et ses contemporains pour illustrer mais surtout contester, dénoncer, moquer les comportements et les choix politiques, tour à tour, cyniques, aberrants ou ridicules de l’époque, les caricaturistes n’ayant pas hésité, pour cela, à payer souvent de leur personne (peines d’amende, prison). Sont explicités les procédés utilisés par ces artistes courageux, républicains pour la plupart, pour contourner la censure et éviter la brutalité de la répression administrative et policière.

 

L’exposition est structurée chronologiquement. Suivant le rythme des changements de régime politique et des lois sur la presse qui font alterner liberté relative et censure. Trois périodes essentielles se dessinent aisément :


- 1830-1835 : Charles X, la révolution de 1830 et « les Trois Glorieuses », la monarchie de Juillet, avec son très riche foisonnement de caricatures politiques, jusqu’à l’attentat de Fieschi
- 1848-1851 : La révolution de février 1848, le retour de la République jusqu’au coup d’État du 2 décembre
- 1868-1881 : L’Empire libéral, la guerre de 1870, la Commune de Paris, les lois constitutionnelles de 1875 et les ultimes caricatures politiques de Daumier


Au-delà de cette exposition, le point d’orgue d’un siècle de combats politiques en faveur de la liberté d’expression et de la liberté de la presse contre la censure et la répression, sera le vote et la promulgation de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 que, malheureusement, Daumier ne connaîtra pas.

Honoré Daumier

 

Honoré Daumier, né à Marseille le 26 février 1808, a traversé le siècle et vécu l’essentiel des changements de régimes politiques de l’époque. Il a laissé très peu de témoignages sur sa vie. C’est son oeuvre, considérable et protéiforme qui parle pour lui.


En 1829, Daumier réalise ses premières lithographies pour le journal satirique La Silhouette.


En 1830, sous la monarchie de Juillet, Daumier rejoint l’équipe de caricaturistes qu’a réunie Charles Philippon autour de son journal La Caricature.

Le talent apporte à Daumier une immédiate célébrité qui lui vaut aussi des ennuis avec la justice (amendes, prison). Sa caricature du roi représenté en Gargantua le conduit en 1832 à la prison Sainte Pélagie pour une peine de six mois de détention.


Suite à la promulgation de lois répressives contre la presse en 1835, La Caricature cesse de paraître et Daumier renonce pendant une longue période à la satire politique intérieure pour se tourner vers la caricature de moeurs (Les Gens de Justice, Les Bons Bourgeois...).

Avec la révolution de 1848, Daumier retrouve sa verve et son inspiration politique au sein du journal Le Charivari. Il poursuit son activité au moins jusqu’en 1872 avant de perdre progressivement la vue.


Il se retire à Valmondois (Val d’Oise) où il meurt le 11 février 1879. Ainsi, s’éteignait un des plus grands dessinateurs français. Le 22 février, douze jours après le décès de l’artiste, Le Monde Illustré rend hommage à son collaborateur et lui dédie sa page de couverture.

Infos pratiques

 

OU ET QUAND ?

Musée de la franc-maçonnerie
Exposition "Daumier ou la caricature au service de la liberté"
du 21 mars au 7 novembre 2014


ACCES

Musée de la franc-maçonnerie
Hôtel du Grand Orient de France
16 rue Cadet
75009 Paris
Métros : Cadet (ligne 7) ou Grands Boulevards (lignes 8, 9)
Station Vélib' : Cadet (24-26 rue Cadet)


Cliquez ici pour nous localiser


HORAIRES

Ouvert du mardi au vendredi : 10h00-12h30 / 14h00-18h00
samedi : 10h00-13h00 / 14h00-19h00
Fermeture les dimanches, lundis et jours fériés

Le musée de la franc-maçonnerie sera exceptionnellement fermé le samedi 16 août 2014.


TARIFS

Entrée : 6 €

Tarif réduit (sur justificatif) : 4 €
Seniors (plus de 60 ans), étudiants (moins de 26 ans), adhérents de l'ass. Léon Bourgeois et de l'ass. des amis du musée, personnels du Ministère de la Culture et du Ministère de l'Education.

Gratuité (sur justificatif) : moins de 18 ans, demandeurs d'emploi, journalistes, guides-conférenciers, ICOM, visiteurs handicapés.

Possibilité de régler votre visite (libre ou guidée) par chèque vacances.

Le billet d'entrée donne l'accès aux collections permanentes et expositions temporaires.

BOUTIQUE

A l'occasion de l'exposition "Daumier ou la caricature au service de la liberté", le musée de la franc-maçonnerie édite un catalogue de 52 pages. Celui-ci est disponible en se rendant au musée ou en renvoyant le bon de commande suivant.

La boutique propose également une sélection d’articles liés aux collections permanentes du musée, destinée à répondre à tous les besoins du public : plaisir personnel, cadeaux (reproductions de la Marianne maçonnique de Jacques France, cartes postales, marque-pages, magnets, mugs...).

 

Espace presse

 

Communiqué de presse

Teaser de l'exposition

Affiche de l'exposition

Carte de communication

Dossier de presse

Visuels :

 

 

Contacts :

Directeur de la bibliothèque, des archives et du musée
Pierre MOLLIER

Conservateur du musée
Ludovic MARCOS

Chargé des Publics
Thierry CUZIN
Tél : 01.45.23.74.09.

Relations presse
Langage et Projets Conseils

Laurent PAYET
Julie MASSAULT
Tél : 01.53.26.42.10.


© musée de la franc-maçonnerie - 2014
Bon de commande au catalogue Daumier ou la caricature au service de la liberté