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Commémoration de la libération des camps HIVER 45

Date parution : 25/02/2005

HIVER 45

Le monde découvrait l’horreur absolue qu’une clique bestiale avait planifiée.
La mise en œuvre de ce plan monstrueux ne fut possible qu’avec la complicité et le consentement tacite d’un peuple conscient de la férocité des mesures entreprises, conscient de la passivité des Etats.

Le plan même de cet antisémitisme radical fut publié pour la première fois dès le 24 février 1920.

Le premier camp de concentration fut ouvert à Dachau le 30 mars 1933.

L’image manichéenne que nous avons aujourd’hui de cet orateur démoniaque n’est qu’un aménagement confortable de la vérité.

L’Etat français, après avoir réduit à néant la République, sera complice de ces crimes, en pérennisant des camps comme, Vénissieux, Rivesaltes et en édifiant Pithiviers, Beaune la Rolande, Nexon et Drancy qui furent les antichambres des camps de la mort.

Peu de voix se sont élevées, peu de politiques ont usé de leur influence pour arrêter la machine systématique et scientifique, et limiter le nombre des victimes.

La Shoah est la plus symbolique des exactions de l’homme sur l’homme.

Seul l’exemple de quelques justes, par leur action héroïque et secrète a su nous redonner confiance en l’humanité.

Les survivants se sont tus, longtemps, honteux d’avoir survécu.

Longtemps les persécutions et l’extermination ont été perçues dans leur globalité, par l’histoire collective de la solution finale, se figeant par l’évocation des déportations administratives, par l’abstraction des statistiques, s’engluant dans un anonymat de masse.

Aujourd’hui, les derniers témoins de l’enfer s’expriment. A l’évocation de leurs destins tragiques les plus incrédules entendent ce qu’ils refusaient même à imaginer.

Aujourd’hui, le temps du souvenir et du recueillement se complète du devoir de transmission de ces témoignages.

Transmettons, réagissons et combattons fermement non seulement, l’oubli mais la possibilité de résurgence de ce concept impensable du « sous homme » qui trouve son terreau dans les crises économiques, sociales et identitaires semblables à celles que nous vivons en ce moment.

La Franc-Maçonnerie se doit d’être là, en première ligne dans un combat pour la vie et pour la dignité de l’Homme.